dimanche 18 juillet 2010

River's End Campground, Tybee Island, SC

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3296 kilomètres parcourus; empreinte de pied carbonique: 930,5 kg


Nous devions faire un rapport plus détaillé de la vie à Charleston. Disons que nous avons baigné dans le Southern Way of Life au maximum: avons mangé des fried green tomates, des grits et différents plats typiques du low country. Nous avons même bu un vin de la Caroline du sud dont nous avons oublié le nom. Et nous avons dormi à l'air climatisé. Par contre, tel que promis, une fois la roue de vélo remise de ses émotions, elle a servi à transporter la moitié de notre couple à travers le vieux Charleston. Notre empreinte de pied carbonique devrait donc demeurer dans les limites de l'acceptable.



Nous avons découvert une vraie belle vieille ville à Charleston. Le palais cossu avec sa piazza est sa marque de commerce.



Étonnamment, ce qui caractérise les nombreuses demeures historiques est cette façon de placer les balcons sur le côté de la maison, et de mettre une fausse porte à l'avant. En fait, c'est une vraie porte, mais elle ne permet d'accéder qu'à cette piazza (le balcon) et non à l'intérieur de la maison.


Louise: svp, pas de commentaires.

Autre particularité de Charleston: la sur-représentation des law offices dans la vieille ville. Ils sont vraiment partout et nous n'avons aucune explication ni hypothèse à ce sujet. Jo: belle énigme pour toi.

Il y a par ailleurs ce concept du four corners qui est de retour (nostalgiques: cliquez ici) À Charleston, il s'agit du Four Corners of Law: y sont représentées la loi fédérale, la loi étatique, la loi du comté et la loi de Dieu:



Charleston County Courthouse

Federal Courthouse


Dans certains coins plus reculés, on trouve les petroleum four corners: Shell, BP, Exxon et Sunoco. Nous avons aussi vu les religious four corners: United Methodist Church, Holy Trinity Episcopal Church, Second Presbytarian Church, First Baptist Church.


De tous ces maux, lequel choisiriez-vous?



Les résultats de nos sondages seront publiés dans une édition spéciale du blog qui sera annoncée prochainement.


vendredi 16 juillet 2010

Enquête internationale

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Hier matin, USA Today publiait les résultats d'une vaste enquête menée aux États-Unis du 12 au 22 juin 2010. Avant de vous livrer les résultats et leur analyse, nous vous demandons de vous soumettre à une semblable étude en répondant à la question suivante:

jeudi 15 juillet 2010

Vendue Inn, Charleston, SC

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Après avoir dit au revoir à ces chères montagnes fumantes mais au temps frais, nous arrivons dans la chaleur humide et torride de la Caroline du sud. Nous avions choisi un state park muni d'un lac, dans l'espoir d'une baignade rafraichissante, mais l'eau y était à la température de mon bain. Un beau parc quand même. Le lac est évidemment né d'un barrage. Un immense barrage (huit milles de long!) requis pour satisfaire les besoins de climatisation de la région. Avant d'être un lac, la région était marécageuse, de sorte que le lac a aussi l'air d'un marécage par endroits. Étrangement, des arbres poussent au milieu. Le camping était agrémenté de cardinaux (pourtant c'est loin de St. Louis) et de geais bleus.


Problème écologique typique

?

Cardinal égaré de St. Louis


Après notre départ de Santee, nous avons visité à moitié sous la pluie Magnolia Plantation, de superbes jardins élaborés dès les débuts de la colonie autour de plantations de riz où travaillaient les esclaves qui allaient rendre une famille très riche et qui l'est encore aujourd'hui. Quittons le thème des inégalités sociales et revenons à l'environnement. Rien à redire en ce qui concerne Magnolia Plantation. De la belle nature, diversifiée et admirablement conservée. Du transport en commun pour les déplacements dans le parc, le thé glacé et la limonade refillable et pas de vente d'eau embouteillée, des cruches collectives offrent de l'eau bien fraîche partout sur le parcours. Bravo!

Héron

Pont romantique très photographié

Un alligator! Un vrai!

Non ce n'est pas Honey I Shrunk my Girlfriend

Photo pour Francine T.

Nous voici maintenant à Charleston que nous prévoyons visiter à vélo, une fois que la roue avant de celui de Pierre sera réparée. Elle passe la nuit dans une clinique, elle a été victime d'un malaise vu que suite à une maladresse, un méchant poteau lui est rentré dedans.

Malgré l'extrême chaleur et l'extrême humidité, la promenade à vélo est privilégiée, question de compenser la consommation d'air climatisé. Jo nous en a parlé, c'est ce qui a permis à Bush d'être élu deux fois, et ça se compare aux besoins en électricité de l'Afrique au complet. On l'apprécie quand même. Une autre de nos contradictions.

On marche dans les rues de Charleston avec l'envie de se déshabiller (juste à cause de la chaleur, sans autre raison sous-jacente) mais on doit transporter avec soi une petite laine. C'est que les thermostats n'existent pas ici et la climatisation entraîne le monde intérieur vers l'ère de la glaciation.



Notre Inn avec Free Wi-Fi

Un rapport plus complet sur notre vie à Charleston sera fait demain.
À demain!

lundi 12 juillet 2010

Waynesville Laundromat and Café, NC

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2712 km, empreinte de pied carbonique de 602 kg

Il n'est pas très difficile d'alimenter un blog de voyage sur le thème de l'environnement lorsqu'on se promène dans un parc national comme le Great Smoky Mountains National Park. La pollution gagne même les aires protégées.


Le National Park Service se soucie de la pollution de l'air mais n'interdit pas les feux de camps et vend du bois aux campeurs. Par ailleurs, aucune navette dans le parc: les nombreux touristes sont obligés de se promener à la queue-leu-leu sur une route qui n'a rien pour encourager les petits moteurs. Il s'agit d'une route de montagne conçue pour les V8.

Par ailleurs, c'est le paradis du Harley Davidson. Niveau de pollution par le bruit: extrême.

Quoiqu'il en soit, nous avons bien apprécié les hauteurs pour leur fraîcheur et pour les belles vues.
Vue de Clingman's Dome

Photo pour Francine T.



Trop comique! Surtout pour la spécialiste des libertés fondamentales.

Nous descendons maintenant vers la côte, un peu plus vite que prévu à cause du mauvais temps qui nous chasse d'un endroit où il n'y a pas grand chose à faire sous la pluie.

Ce matin, nous avons mieux compris le nom de ces montagnes.


vendredi 9 juillet 2010

Starbucks, tu nous tiens! Roanoke, VA

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2075 km et 458,4 kg d'empreinte de pied carbonique.

Depuis Roanoke, Viriginia, nous écrivons notre premier post à moins de 30 degrés celsius. Nous avons vécu le plus gros orage de nos courte et longue vies cette nuit. Nous avons survécu et apprécions le temps plus frais qui a suivi.

Qu'est ce qu'un couple de voyageurs fait de ses journées quand il fait 37 degrés à l'ombre et qu'il a choisi le fin fond de la Virginie comme lieu de passage vers le sud? Il y a bien sûr les belles boutiques climatisées comme Target et les lieux interdits comme Wal-Mart, que nous avons soigneusement évités. Grâce aux immenses panneaux publicitaires de bord de route, nous avons découvert un endroit tout de même très impressionnant: les grottes de Luray. Sur le thème de l'environnement, c'était parfait: il semblerait que l'air y est très pur. 97,7% bacteria free, selon le guide. Pour découvrir les grottes, le visiteur doit marcher 2km sous terre, où la température est de 12 degrés. C'était parfait pour le type qui a toujours chaud, toutefois cela a nécessité une thérapie anti-claustrophobie.




Nous avons voulu acheter un souvenir à Andrée, mais le prix prohibitif et le lieu de fabrication incompatible avec notre conscience écologique nous a fait opter pour une solution presque carbon-free. Andrée, tu peux cliquer sur la photo, imprimer la page et placer l'image sur ton classeur avec ta collection.

Après les grottes, nous avons entamé le Skyline Drive et le Blue Ridge Parkway a suivi.

Vue du Blue Ridge Parkway

Deux choses à signaler en lien avec notre thème: nous avons fait notre premier plein chez BP. Le diesel y était tellement moins cher qu'à côté qu'on soupçonne une stratégie marketing déloyale. Secundo, il y a ici des stations service qui s'appellent Diesel Deli. La bête à quatre roues est tellement importante ici qu'on la nourrit littéralement!

Ancêtre de notre camper, vu au Car and Carriage Museum de Luray

Maintenant nous nous dirigeons lentement mais sûrement vers le Great Smoky Mountains National Park. De retour online dans quelques jours.

À bientôt!

p.s. Le Whole Foods s'en vient (enfin)... à Asheville, NC dans deux jours!

mercredi 7 juillet 2010

Free WiFi for everyone. Now at Starbucks.

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Merci Starbucks.

Après 1552 kilomètres, nous estimons notre empreinte de pied carbonique («carbon footprint») à précisément 304,7 kg. Le modèle de GPS Garmin Nuvi 255w le calcule pour nous (cliquez sur «ecoRoute»).


Au terme de ces 1552 kilomètres, une première constatation s'impose: malgré les apparences le camping n'est pas une activité écologique.

Saviez-vous qu'un feu de bois comme celui-ci, s'il brûle pendant une soirée, pollue autant que l'utilisation d'une voiture de modèle Ford Escape XLT pendant un an? Toutefois, nous n'avons pas encore repéré de campagne environnementaliste dont la revendication est l'interdiction des feux de camp dans les campings. Pour notre part, nous nous abstenons: avec une température oscillant entre 34 et 37,5 depuis notre départ, aucune envie de réchauffer davantage l'atmosphère.


Ceci nous amène à notre seconde constatation. Les gens de la Pennsylvanie nient assurément le réchauffement climatique et ont rapport étrange avec la glace. Alors qu'il faisait 37,5 sur la route nous menant vers le pays des Amish, on nous annonçait que les ponts étaient gelés. Par ailleurs, on vend de la glace à tous les coins de rue. Bizarre.



Les Amish, pour leur part, ont compris. Mais qui pourrait nous calculer l'empreinte de pied carbonique de la carriole?



Enfin, pour terminer, signalons deux de nos pèlerinages. Le premier, sur le thème de l'environnement:


Village de Port Carbon. Magnifique.



Le second: avons-nous besoin d'expliquer?


Village d'Intercourse. Délicieux.


À bientôt!

dimanche 4 juillet 2010

C'est un départ!

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Après moult péripéties (oui oui, moult est un adverbe, donc invariable), nous sommes prêts! (aucun lien avec l'équipe de notre premier Ministre)

Puisque nous roulons tranquillement vers le désastre écologique de la décennie, nous suggérons comme thème de blog de voyage cette année: l'ENVIRONNEMENT. Avec toutes les contradictions idéologiques que ce thème nous pose (emploi, subsistance, équité intergénérationnelle, confort, consommation, ressources naturelles, peuples autochtones, développement, développement durable, partage des profits, droits des animaux, bon steak sur le charcoal et road trip), on devrait s'en donner à coeur joie pour les quatre prochaines semaines.

Dans une perspective de retour à la nature toutefois, nos connexions internet seront limitées. Nos lecteurs assidus sauront nous pardonner, c'est certain.

À bientôt et merci de votre participation... sans notre lectorat et ses commentaires, cette tradition bloguesque ne serait pas la même.